Étiquettes

, ,

  Musée Cognacq-Jay

A tout seigneur tout honneur, pour inaugurer ce modeste blog, mon musée parisien préféré, hélas trop méconnu, dans l’ombre de son imposant voisin Carnavalet, j’ai nommé le musée Cognacq-Jay.

Le décor : une rue calme du Marais, sans bar branchouille ni friperie équitable et bio. Un gentil hôtel particulier, en excellent état (merci nos impôts !), ni trop grand, ni trop petit. Les combles sont ouverts à la visite dévoilant une impressionnante charpente et la cour est reposante.

Cognacq-Jay 2Le contenu : Monsieur Cognacq et Madame, née Jaÿ, richissimes créateurs de la Samaritaine, ont fait don à la Ville de Paris d’une partie de leur collection dans les années 1920 : vous pourrez voir qu’ils avaient plutôt bon goût. Essentiellement des toiles et du mobilier XVIIIème, donnant une très grande homogénéité à l’ensemble. On trouve un peu de tout et beaucoup de beau : Reynolds et Gainsborough, Vigée le Brun et Boucher, des pastels sublimes de Maurice-Quentin de la Tour, quelques mignons petits Houdon. Ici, un Chardin face à un Greuze, là une collection de Canaletto et Guardi regroupés dans un boudoir. Les différentes pièces sont délicatement meublées et ornées, on se sent presque chez soi. La muséographie est un peu plan-plan mais on n’est pas là pour faire de l’interactif et du sensationnel.

Cognacq-Jay 1Mais surtout, la première chose qui frappe dès le porche franchi, c’est le silence. Pas un chat ou très peu : un touriste perdu dans le Marais et qui cherche la sortie, un étudiant en histoire de l’art particulièrement classique (et oui, Kundelitch, c’est pas le genre de la maison), des amoureux transis un brin négligés, un chômeur qui débarque parce que c’est gratuit… On est loin du bouillonnement bruisseux de certaines expositions et autres fêtes foraines.

A savourer tranquillement, de préférence en bonne compagnie.

Musée Cognacq-Jay : 8 rue Elzévir Paris IIIème

Publicités